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“Le Chat botté” façon Shrek,
“Le petit Poucet” à la manière de Kirikou,
Le petit Chaperon rougeen Tex Avery...
“Les fées” en théâtre d’ombres,
et “Barbe bleue” en manga,
Le tout mis en musique et bruité en direct par le maître de musique de Perrault !

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Lorsque Charles Perrault publie, en 1697, ses "Histoires ou contes du temps passé", ou "Contes de ma Mère l’Oye", c’est sous le nom de son troisième fils, Pierre Darmancour, alors âgé de 19 ans ! Ce dernier aura vraisemblablement collecté pour le compte de son père et couché sur le papier ces histoires immémoriales que les adultes se racontaient au coin du feu, une fois les enfants couchés, en un temps où ni la radio ni la télévision n’existaient...

L‘époque est propice à la publication de ces contes de fées, destinés par leurs auteurs à être lus par les aristocrates ou dits dans les salons.

La véritable
originalité de Perrault Père est d’avoir tiré de chacun de ces contes populaires une moralité — parfois deux — à vocation éducative à l’usage des enfants “de bonne famille”.

Une dimension essentielle au personnage de Charles Perrault est son
engagement dans la querelle des Anciens et des Modernes, puisqu’il fut le chef de file de ces derniers. Partisan d’une franche rupture avec les formes anciennes, en littérature comme dans les arts plastiques, il prône un ancrage dans des valeurs contemporaines et chrétiennes, et un détachement des références à l'Antiquité et au paganisme.

"PERRAULT ÇA CARTOON !" présente six des contes de Charles Perrault à travers le prisme de références majeures actuelles du dessin animé (cinéma & TV). Et n’est-ce pas rendre hommage à Perrault que d’adopter aujourd’hui, pour évoquer son univers surnaturel, un mode de narration résolument ancré dans la modernité ?...

...
en respectant le fond de l’histoire, la structure scénaristique de Perrault et, autant que faire se peut, les dialogues des personnages ;

...
et en utilisant les formes et registres des différents dessins animés (“cartoons”, en anglais), c’est-à-dire les voix, attitudes physiques et trait de caractères de leurs héros.

Un soin particulier est apporté au
langage et à l'humour propres à chacun de ces univers. On s’autorise, notamment dans Tex Avery et le manga (dessin animé japonais), l’usage du gromelot (imitation des sonorités des langues anglaise et japonaise) mélangé à quelques phrases-clés en français.

La poésie n'est pas absente du spectacle, puisque le procédé du “théâtre d’ombre”, employé notamment par Michel Ocelot dans son film "Princes et princesses", est utilisé pour le conte - peu connu - "Les fées".

Le
fil rouge est assuré, au-delà de la galerie de personnages animés, par la personne de Charles Perrault, à qui revient le soin – à tout seigneur tout honneur – d’introduire le spectacle et surtout de tirer et d’énoncer la moralité de chaque conte, dans la plus pure langue du Grand Siècle. C’est d’ailleurs dans son salon que le Maître reçoit les spectateurs pour leur transmettre ces témoignages de la sagesse populaire de son époque.

Tous ces contes sont
mis en son (bruitages, ambiances sonores) et en musique (génériques, jingles) par un compositeur-interprète présent sur le plateau, qui – comme dans les salles de cinéma d’antan – accompagne en direct le comédien au clavier numérique. Il joue également le rôle du Maître de musique de Charles Perrault.

Enfin, la
mise en lumière des différents tableaux joue un rôle essentiel pour créer le relief, renforcer les ambiances et asseoir les différents univers de référence.


Le but de ce spectacle TOUT PUBLIC est double :

Faire découvrir ces histoires ancestrales aux enfants par le truchement d’univers connus et appréciés par eux ; et dans le même temps, leur donner à goûter la richesse et les subtilités de la langue de Perrault.

Raviver les souvenirs des grands et leur donner une lecture différente de ces contes : ce faisant, on nourrit l’enfant intérieur chez l’adulte.

À ce double objectif pourra s’ajouter une dimension plus particulièrement pédagogique consistant, dans le cadre des représentations scolaires par exemple, à proposer, en fin de spectacle, un court exposé sur le contexte historique dans lequel Perrault a vécu et écrit, et un débat sur les morales qu’il a pu tirer de ces histoires empreintes de sagesse populaire.

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